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Planche 01 — Motif de consultation · bassin et charnière lombo-pelvienne
Douleur du bassin : que peut faire un chiropracteur ?
Se relever d’une chaise, monter une marche, se retourner dans le lit : quand la douleur se loge dans le bas du dos, une fesse ou l’aine, ce sont les appuis les plus simples qui deviennent incertains. Voici ce qu’on cherche, ce qu’on peut faire — et ce qui relève d’un médecin.
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Un détail du cabinet — La salle de soin du cabinet
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Ce que vous ressentez
Les personnes qui consultent pour le bassin décrivent souvent l’une de ces situations. Vous n’avez pas besoin de savoir laquelle est la vôtre : c’est le bilan qui le précise.
| Une douleur d’un seul côté, juste au-dessus de la fesse | Vous la montrez souvent avec un doigt, à un endroit précis. Elle peut descendre dans la fesse ou à l’arrière de la cuisse, plus rarement au-delà du genou. |
|---|---|
| Une douleur au changement de position | Se relever d’une chaise, sortir de voiture, se retourner dans le lit, mettre une chaussette. C’est le passage d’une position à l’autre qui coûte, plus que la position elle-même. |
| Un appui qui devient inégal | Rester debout sur une jambe, monter un escalier, marcher longtemps. Certains décrivent une impression de bassin « décalé » — c’est une sensation, pas une mesure. |
| Un blocage brutal du bas du dos | Un geste banal, souvent en flexion et en rotation, et le dos se verrouille. La douleur est vive, la mobilité très réduite pendant quelques jours. |
| Une douleur du coccyx en position assise | Elle apparaît après une chute sur les fesses, ou sans cause retrouvée. S’asseoir longtemps, puis se relever, devient le moment redouté. |
Ces descriptions servent à parler le même langage pendant l’entretien. Elles ne permettent pas de conclure, et cette page ne pose aucun diagnostic.
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Les causes fréquentes
Le bassin n’est pas une pièce unique : deux os iliaques, le sacrum, deux articulations sacro-iliaques très peu mobiles mais très innervées, la symphyse pubienne, et par-dessus la charnière avec les dernières vertèbres lombaires. Les hanches y prennent appui. C’est pourquoi une douleur de cette région s’examine rarement seule.
Une contrainte répétée en appui
Station debout prolongée, port de charges, course sur terrain dur, longs trajets assis. La région encaisse mal la répétition sans récupération.
Un faux mouvement, ou une chute
Une flexion combinée à une rotation, une réception ratée, une chute sur les fesses. L’épisode est souvent précis, et c’est une information utile au bilan.
Une origine lombaire
Certaines douleurs ressenties dans la fesse viennent du rachis lombaire et non de l’articulation sacro-iliaque. Examiner le bassin seul ferait manquer l’essentiel.
Une hanche qui parle pour le dos
Une douleur d’aine ou de fessier peut venir de l’articulation de hanche. C’est l’une des confusions les plus fréquentes, et elle change entièrement la conduite à tenir.
Une précision d’honnêteté : la part exacte que joue l’articulation sacro-iliaque dans les douleurs de cette région est discutée dans la littérature, et aucun test isolé ne permet de trancher. C’est la raison pour laquelle le bilan croise l’entretien, plusieurs tests, et l’examen des régions voisines — plutôt que de s’appuyer sur un seul.
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Ce qu’on cherche à identifier, et comment
La première consultation dure 45 minutes, et l’essentiel s’y joue avant tout geste.
L’entretien
Depuis quand, après quoi, ce qui aggrave et ce qui soulage, votre travail, votre sport, vos antécédents et vos traitements en cours. Apportez vos comptes rendus et vos imageries si vous en avez.
L’examen clinique
Mobilité du rachis lombaire et des hanches, tests de la région sacro-iliaque en faisceau plutôt qu’isolés, appuis et marche, examen neurologique des membres inférieurs si les signes le demandent.
Ce qu’on vous dit
Ce qui paraît en cause, ce que la prise en charge peut viser, et ce qui relève d’un autre professionnel. Si c’est le cas, on vous le dit et on vous oriente — c’est aussi le travail.
La chiropraxie est une profession à titre réglementé, reconnue par la loi et encadrée par décret. Elle se consulte en accès direct, sans ordonnance. Le bilan chiropratique ne remplace ni un avis médical, ni une imagerie quand elle est indiquée.
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Ce que la prise en charge peut apporter
Ce qui suit décrit ce qui est fait et ce qui est visé. Aucun résultat n’est promis : la réponse dépend du motif, de son ancienneté et de vous.
| Sur la mobilité | Des techniques manuelles sur le bassin, la charnière lombo-pelvienne et les hanches, choisies selon ce que le bilan a montré. L’objectif visé est de rendre les mouvements limités moins coûteux. |
|---|---|
| Sur les tissus mous | Un travail musculaire sur la région fessière, lombaire et la chaîne postérieure, avec des techniques adaptées à la tolérance du moment. |
| Sur ce que vous faites entre deux séances | Des exercices précis, peu nombreux, et des adaptations d’appui, de poste ou de geste sportif. C’est souvent la partie qui compte le plus, et c’est celle qui vous appartient. |
| Ce qui n’est pas du ressort de la chiropraxie | Une fracture, une infection, une pathologie inflammatoire, rhumatismale ou tumorale, une atteinte neurologique évolutive. Ces situations relèvent d’un médecin, et elles sont recherchées au bilan. |
Des effets secondaires bénins sont possibles : courbatures, fatigue ou raideur passagère dans les 24 à 48 heures qui suivent une séance. Ils sont signalés avant, pas après. Certaines situations contre-indiquent certaines techniques : elles sont vérifiées au bilan, et une technique se remplace toujours par une autre.
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Quand il faut consulter un médecin, et pas nous
Cette liste n’est pas là pour vous faire peur : elle est là parce qu’aucun site de cabinet ne l’écrit, et qu’elle vous appartient. Si l’une de ces situations vous concerne, ne prenez pas rendez-vous ici d’abord.
- URGENCE Une perte de contrôle des urines ou des selles, une difficulté nouvelle à uriner, ou une perte de sensibilité entre les cuisses, autour de l’anus ou des organes génitaux — service d’urgence sans attendre. Associés à une douleur du bas du dos, ces signes imposent un avis immédiat.
- URGENCE Une faiblesse d’une jambe ou des deux qui s’installe ou s’aggrave : le pied qui accroche, la jambe qui lâche dans l’escalier.
- URGENCE Après un choc violent, une chute de sa hauteur chez une personne âgée, ou un accident : impossibilité de se mettre en appui, déformation, douleur majeure — service d’urgence.
- MÉDECIN De la fièvre ou des frissons associés à la douleur, ou une infection récente.
- MÉDECIN Une douleur permanente, y compris au repos et la nuit, que rien ne soulage et qui ne varie pas avec la position.
- MÉDECIN Un amaigrissement inexpliqué, une fièvre prolongée, ou un antécédent de cancer.
- MÉDECIN Chez une personne de moins de 45 ans : une douleur fessière ou lombaire qui dure depuis plus de trois mois, avec une raideur au réveil de plus de trente minutes, qui s’améliore en bougeant et non au repos, ou qui réveille en seconde partie de nuit. Ce profil est dit inflammatoire et doit faire demander un avis médical.
- MÉDECIN Une douleur qui apparaît après un traitement anticoagulant, une corticothérapie prolongée, ou chez une personne connue pour une ostéoporose sévère.
Si vous n’êtes pas sûr, appelez : on vous dira en deux minutes si votre situation relève d’ici ou d’ailleurs. Cet appel est gratuit et il n’engage à rien.
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Combien de séances ?
C’est la question la plus posée, et la réponse honnête est : on ne le sait pas avant le bilan. Ce qu’on peut dire, c’est comment ça se décide.
| Une fourchette, après le bilan | Elle vous est donnée à la fin de la première séance, une fois qu’on sait ce qu’on traite. |
|---|---|
| Réévaluée à chaque fois | À chaque séance, on regarde ce qui a changé. Si ça n’évolue pas comme prévu, on le dit et on change d’approche — ou on vous oriente. |
| Pas de forfait imposé | Aucun engagement, aucun paiement d’avance sur un nombre de séances. Les honoraires sont fixes, quels que soient le motif et les techniques employées. |
| Si ça ne marche pas | On vous le dit. Continuer une prise en charge qui ne donne rien n’est ni dans votre intérêt ni dans le nôtre. |
Aucun nombre de séances n’est garanti, et aucun résultat n’est promis. Une fourchette est une estimation, pas un engagement.
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Sources et révision
Cette page est signée, datée, et elle dit sur quoi elle s’appuie. Si quelque chose y paraît inexact ou daté, écrivez-nous : c’est une page vivante.
| Auteur | Alexandre Pétric, chiropracteur. Enseignant à l’IFEC depuis 2014, encadrant de la clinique étudiante. |
|---|---|
| Rédigée le | 11 septembre 2026 |
| Relue et validée par le praticien | [RELECTURE CLINIQUE — NON EFFECTUÉE] |
| Prochaine révision prévue | Au plus tard douze mois après la validation, ou dès qu’une recommandation citée évolue. |
Références
- Haute Autorité de Santé — Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune, recommandation de bonne pratique, 2019. [LIEN ET DATE DE CONSULTATION À VÉRIFIER]
- NICE — Low back pain and sciatica in over 16s: assessment and management, guideline NG59. [VERSION ET DATE DE CONSULTATION À VÉRIFIER]
- ASAS (Assessment of SpondyloArthritis international Society) — critères de classification de la spondyloarthrite axiale, à l’appui du drapeau « profil inflammatoire » de la section 06. [RÉFÉRENCE EXACTE À CONFIRMER]
- Décret n° 2011-32 du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie, et loi n° 2002-303 du 4 mars 2002, article 75.
Cette page décrit une prise en charge, elle ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas une consultation. Textes rédigés pour ce cabinet — à faire relire et valider par le praticien avant mise en ligne. Tant que la ligne « relue et validée » porte un crochet, cette page ne doit pas être publiée.